Portrait de Bernadette Soubirous
Le Cachot de Bernadette Soubirous à Lourdes

Lieux historiques en rapport avec la vie de Bernadette Soubirous


Le Moulin de Boly


Le nom de Boly vient d’un anglais, le docteur Boly, qui résidait à Lourdes avant la révolution de 1789 et qui avait entrepris la construction des moulins du Lapacca.

En 1841, le propriétaire actuel du moulin, Justin Castérot, meurt accidentellement. Sa femme Claire ne connaît rien aux affaires de son mari.

En 1842, la seconde fille de Claire Castérot, Louise, est demandée en mariage par François Soubirous. Il était d’usage, à cette époque, de marier l’ainée des filles en premier, mais Louise et François s’aiment.

Louise Castérot accepte ce mariage. Le moulin de Boly a besoin d’un bon meunier et François est le meilleur de Lourdes.

François et Louise se marient en 1843 et s’installent au moulin où Bernadette va naître le 7 janvier 1844. Elle aura au moulin de Boly une petite enfance très heureuse. En 1846, elle accueille avec bonheur une petite sœur : Toinette.

Mais les malheurs arrivent avec le manque de travail, les mauvais payeurs, les dettes et en 1854, il faut quitter le gai moulin de Boly.

La maison Paternelle


En quittant le moulin de Boly et en remontant la rue, nous trouvons à gauche la maison Paternelle de Bernadette. Son véritable nom est « Moulin Lacadé ». Semblable au Moulin de Boly, il appartenait durant le temps des Apparitions, à Monsieur Anselme Lacadé, Maire de Lourdes.

Vu la précarité dans laquelle se trouvaient les Soubirous au « cachot », le curé Peyramale les aida à louer le moulin Lacadé, en juillet 1863. Plus tard l’évêque de Tarbes leur donna la propriété de la Maison Paternelle, en 1867.

Bernadette était alors pensionnaire à l’Hospice pour ses études, mais elle revenait souvent dormir chez elle.

La Maison Paternelle est composée au rez-de-chaussée de la cuisine et de l’atelier où l’on peut voir le mécanisme du moulin. En haut de l’escalier de bois, la chambre de Bernadette est transformée en musée où sont exposés ses souvenirs et ceux de sa famille.

Sa mère y mourut en 1866 et son père en 1871. C’est dans la cuisine que Bernadette fit des adieux déchirants à sa famille, dans la soirée du 3 juillet 1866.

Le cachot


Bernadette naît le 7 janvier 1844 au Moulin de Boly, où elle aura une enfance heureuse, pendant dix ans.

Son père François Soubirous, excellent meunier, est victime d'un accident qui lui fait perdre son œil gauche. Son travail s'en ressent, il perd ses plus gros clients et ne peut plus régler les frais du Moulin.

En 1854, il faut partir. La famille se dirige vers la Maison Laborde où François loue ses bras à la journée. Mais les ennuis vont crescendo. Les Soubirous vont plusieurs fois changer de logement, ne pouvant payer leurs loyers.

Jusqu'à cet hiver 1856-1857 où ils sont une nouvelle fois expulsés. Où aller ? Personne ne veut plus des Soubirous.

Un de leurs cousins, André Sajous, possède à côté de sa maison, un réduit insalubre appelé " le cachot ", situé rue des Petits Fossés. Celui-ci avait servi de prison jusqu'en 1824. C'est dans ce bouge infect et sombre qu'André Sajous logeait la pègre de la ville et, durant l'hiver, des journaliers espagnols, employés aux carrières.

Au moment où la famille Soubirous cherche à se loger, le cachot se trouve libre, les ouvriers ayant abandonné le local.

Le cousin Sajous accepte de loger ses parents. La famille de 6 personnes se case, tant bien que mal, dans cette pièce de 4m50 sur 4m. Deux lits, une table, deux chaises, une petite armoire et une malle, seront leur seule richesse. Deux fenêtres, mal jointes, procurent du jour à la pièce humide, mais elles donnent sur une cour sombre où règne l'aigre odeur du fumier de poule. Tout est propre à leur arrivée, mais bientôt la vermine des anciens occupants va réapparaître.

Bernadette et sa famille vont vivre au cachot jusqu'à l'été 1858, car peu après les Apparitions, ils déménagent de nouveau, près de l'église.

L’Hospice


En descendant l’avenue de la gare, voici donc l’Hospice où Bernadette va rester, à l’abri, depuis le 15 juillet 1860 jusqu’à son départ de Lourdes, le 4 juillet 1866.

La vie devenait impossible pour la famille Soubirous. On voulait voir Bernadette, l’entendre, la toucher. Le 15 juillet 1860, elle finit par s’installer à l’Hospice où les Sœurs de la Charité de Nevers veilleront sur elle pour la protéger.

La chapelle de l’Hospice, c’est d’abord la première communion de Bernadette, le 3 juin 1858, dans cette période calme qui sépare la dix-septième Apparition du 7 avril et le 16 juillet, jour de la dernière Apparition.

La première communion de Bernadette est comme une promesse de vie eucharistique.

L’Oratoire de l’Hospice est un rendez-vous à vivre sous le regard de la Vierge Marie. Cette belle statue que Bernadette a connue et devant laquelle elle a prié, accueille à bras ouverts les pèlerins du monde entier.

L'Eglise Paroissiale de Lourdes


L'ancienne église St. Pierre aurait été édifiée à la fin du 12ème siècle. Or, en 1870, les lambris de la voûte sont vermoulus et menacent de s'effondrer sur les fidèles. De plus, elle ne répond plus aux besoins d'une population qui a triplé en moins de cent ans.

Mgr. Peyramale songe alors à réaliser l'idée qu'il caressait depuis longtemps : édifier une nouvelle église Paroissiale. Après des années de longues tractations, en plein centre de la ville, la première pierre est posée le 28 juillet 1875.

En 1877, après la mort de Mgr. Peyramale, le gros œuvre est exécuté presque en entier. A l'intérieur, les belles colonnes de marbre sont dressées, les deux côtés de la crypte terminés ainsi que les sacristies. Les travaux vont s'arrêter pendant une vingtaine d'années, faute d'argent. Ils vont reprendre en 1898 et seront terminés, avec le clocher de 65 mètres de hauteur, en 1936.

En 1904, les autorités décident de démolir l'ancienne église St. Pierre, très endommagée par un incendie en 1903. L'Autel où priait Bernadette est déplacé, nous pouvons le voir aujourd'hui dans la chapelle du Château Fort.

Notre église Paroissiale est une église de style néo roman à trois nefs, en forme de croix latine. Devant le parvis, la statue de Mgr. Peyramale, imposante, protège l'église et nous invite à entrer pour prier. Le porche, majestueux est surmonté d'une très belle statue du Sacré-Cœur.

A l'intérieur, l'église est soutenue par quatorze colonnes monolithes en marbre polychrome de Campan, surmontées de chapiteaux ouvragés. Dix chapelles composent les deux nefs latérales. L'une d'elles abrite le confessionnal de Mgr. Peyramale dans lequel Bernadette, agenouillée devant la grille, a porté ses angoisses à l'écoute paternelle du Curé de Lourdes.

En entrant, à gauche, nous trouvons le Baptistère où la petite Bernadette fut baptisée la 9 janvier 1844. Cette cuve baptismale se trouvait avant dans l'ancienne église St. Pierre. Dans le chœur, nous trouvons au centre le Maître Autel et au fond l'orgue de facture baroque allemand. Les vitraux modernes, réalisés avec trois couleurs principales, bleu, rouge et jaune ont une luminosité extraordinaire. Les rosaces, véritables mosaïques de verre coloré dans la masse, sont des chefs d'œuvre par la perfection des dessins et la vivacité des couleurs.

En descendant vers la Crypte, nous sommes de suite tout près du tombeau de Mgr. Peyramale, qui repose sous le chœur de son église.

L'église du Sacré-Cœur de Lourdes est le centre spirituel de la vie des lourdais. Depuis des générations, ils y sont bénis pour tous les grands évènements de leur vie.

Soyons heureux, avec tous les pèlerins du monde entier, de pouvoir mettre nos pas dans ceux de Bernadette.
Association pour le Retour de Bernadette Soubirous à Lourdes

www.RetourBernadetteSoubirousLourdes.fr
* Courriel : bernadettealourdes@gmail.com
* Secretariat : 36, av Maréchal Juin - 65100 Lourdes
Bernadette, l'enfant chérie de Lourdes